Presse

Interview de Christoph Chabirand

OPIKOPI 14, le 11 octobre 2010

Début de l'interview à 10min45.

AIGUES-MARINES - Christoph Chabirand

Lire en Vendée, le 9 août 2010

Lire en Vendée 2010

Le second livre de Christoph est de la même veine que le premier. Un style toujours aussi alerte pour des histoires, souvent courtes, parfois très libres, toujours aussi extraordinaires, qui vous donnent le sentiment qu'elles ont été vécues, que ce sont des confidences...

C"est aussi la description du monde très coloré de La Réunion, à découvrir ou à retrouver, une île française exotique, mythique, magique, tragique, épique...idyllique...

Orphie, 160 p.

 

J.R.

"J'écris avec les tripes"

Quotidien de La Réunion, le 25 mai 2010

Couverture Aigues-marines

Connu pour ses talents de musicien, le tromboniste de jazz Christoph Chabirand sait également se sevir de sa plume et nous présente son deuxième recueil de nouvelles intitulé "Aigues-marines", publié chez Orphie éditions.

- En 2008, vous publiez "Bleues-nuits", un recueil d'une vingtaine de nouvelles. Vous revenez cette fois avec "Aigues-marines", un tout autre ouvrage mais qui emprunte le même genre. Pourquoi?

- J'aime ce format d'écriture. Avec la nouvelle, il faut que ça soit concis, précis et il faut trouver une chute qui doit surprendre. En fait, j'aime ce côté urgent. Et puis ça me ressemble quelque part, je suis comme ça. Je ne perds pas tellement de temps. Le format de la nouvelle me rappelle ce que je fais en musique. Le jazz et l'écriture ce sont deux domaines qui se rapprochent. Pour l'instant, c'est ce qui me convient bien. J'aurais peut-être envie par la suite de faire un roman mais pour l'instant non. Mon troisième livre est en cours et ça sera encore des nouvelles.

- Comment partagez-vous votre temps entre votre métier d'instituteur, de jazzman et d'écrivain ?

- J'essaie de trouver le temps pour chacune de mes passions. Je suis instituteur en remplacement un peu partout dans l'île. Je suis fondateur des groupes Softrio et Djazadonf et je joue avec de nombreaux artistes réunionnais. Et puis je trouve toujours un moment pour écrire, parce que j'aime ça, c'est un véritable plaisir.

" Je ne fais pas semblant "

- "Aigues-marines" contient une vingtaine de nouvelles, souvent en lien avec La Réunion, les professeurs, le sexe...Y a-t-il une grosse partie autobiographique?

- Heureusement que je n'ai pas vécu tout ce qui est raconté dans le livre mais c'est vrai qu'il s'agit d'un mélange de choses vécues et d'inventions de mon imagination. L'actualité réunionnaise alimente beaucoup mes textes. Le contexte géographiqye m'a beaucoup influencé. Le plus souvent, je me laisse porter par mon imagination.

- "Histoire des temps modernes", l'une de vos nouvelles, traite du désir d'enfant dans les couples homosexuels, du rapport à l'inceste ou pas...S'agit-il de vécu?

- Non, mais c'est quelque chose qui pourrait se passer dans notre société. J'essaie de raconter des histoires qui ont un fond de sincérité. Je ne fais pas semblant, j'écris avec les tripes. Alors je parle de tous les sujets sans détours.

-Le bleu est la couleur dominante de votre ouvrage, ainsi que pour le précédent, pourquoi?

- Il s'agit d'un clin d'oeil à la blue note dans le jazz. Vu que la musique est une autre de mes passions dévorantes. Et puis j'aime beaucoup cette couleur.

- Vos différentes histoires ne sont pas forcément liées les une aux autres.Qu'en sera-il dans le prochain ouvrage?

- C'est vrai qu'il n'y a que quelques nouvelles qui sont en rapport entre elles. Dans le prochain livre justement, même si les histoires sont indépendantes, les protagonistes seront les mêmes. Mais je ne vais pas en dire trop.

Entretien: Florence Labache.

CE QU'ON EN PENSE

"Aigues-marines" de Chrsitoph Chabirand, publié chez les éditions Orphie dans la collection " autour du monde" est sorti il y a quelques jours. Sa couverture, bien travaillée et colorée, donne envie de se jeter tout de suite dans cette eau bleue vivace. Dès les premières lignes de la première nouvelle intitulée "Parricide", l'auteur arrive à capter l'attention du lecteur.

Sans jamais nous lasser, Chabirand nous entraîne au fil des pages, dans des histoires, les une les plus invraisemblables que les autres, l'atmosphère y étant parfois légère et par moment plus lourde. Le ton est changeant, le rythme est doux et le livre est vraiment bon.