Presse

Le retour littéraire du « Réunionnais », Christophe Chabirand - Luçon

Ouest France, le 15 mars 2012

Portrait

Pour Christophe Chabirand, la petite ville de Luçon, où il est né en 1958, garde la saveur de l'enfance, de l'adolescence aussi, d'une jeunesse turbulente, celle des années collège (Beaussire) et lycée (Polyvalent comme on disait alors !), l'un et l'autre devenant mixtes après 1968. La saveur des blagues de potaches, des premières étreintes au Jardin Dumaine, des premiers kilomètres en moto dans les marais avoisinants, des petits verres de rosés dans les caves, sans oublier « Le central », café de la place des Acacias qui attirait la jeunesse jusqu'à tard.

Fils d'enseignants (sa mère était prof'd'anglais au collège Beaussire), devenu « instituteur » après l'École normale, « Chabi », comme l'appellent ses copains, quittera Luçon en 1986, avec sa femme Marie-Claude (une Vendéenne de Saint-Etienne-de-Brillouet) et ses deux enfants en direction de l'île de la Réunion. « Je vais bientôt compter plus d'années en outre-mer qu'en métropole », dit-il de retour dans cette dernière pour quelques jours, histoire de dédicacer, notamment au salon de Paris, son troisième ouvrage.

La nouvelle comme un solo de trompette

Car l'élève turbulent, fêtard comme pas deux à 18 ans, écrit. Il vient même de sortir son troisième ouvrage, encore un recueil de nouvelles, intitulé Les contes d'Effinga. Des nouvelles où son coeur reste à jamais partagé entre les hémisphères nord et sud. Car, Christophe Chabirand, la musique aidant, est imprégné de l'atmosphère de l'île française de l'Océan indien. Comme s'il y avait trouvé son bio-top.

Car notre Luçonnais tromboniste de jazz, fondateur et leader de groupes, comme Softro et Djazadonf, fondu de musique créole, est nouvelliste. « Ce genre me sied. C'est comme un solo de trompette. » Drôle ou noir, futile ou tragique, l'ami Chabirand donne 28 solos, sans fioritures, croquant des situations, souvent vécues mais romancées, croquant aussi des personnages, Réunionnais ou Vendéens, originaux ou parfois fort laids. Son « après-midi à Luçon » vaut aussi son pesant de cacahuètes, avec l'évocation du vieux port de Luçon, qu'il a connu, avant qu'on ne le bouche au tout début des années 1970, ce port qui l'emmenait vers les canaux de Triaize où il pêchait la grenouille, « une pêche pour enfants, à la fois miraculeuse et facile ».

Les contes d'Effinga, de Christophe Chabirand, Orphie Éditions, 186 pages, 16, 50 €.

Philippe GILBERT.

Interview de Christoph Chabirand

OPIKOPI 14, le 11 octobre 2010

Début de l'interview à 10min45.

AIGUES-MARINES - Christoph Chabirand

Lire en Vendée, le 9 août 2010

Lire en Vendée 2010

Le second livre de Christoph est de la même veine que le premier. Un style toujours aussi alerte pour des histoires, souvent courtes, parfois très libres, toujours aussi extraordinaires, qui vous donnent le sentiment qu'elles ont été vécues, que ce sont des confidences...

C"est aussi la description du monde très coloré de La Réunion, à découvrir ou à retrouver, une île française exotique, mythique, magique, tragique, épique...idyllique...

Orphie, 160 p.

 

J.R.